Environnement

Eviter, réduire, compenser

Eviter à la source, réduire, puis compenser les atteintes résiduelles portées à l’environnement et au cadre de vie : ce triptyque résume exactement la démarche adoptée par ERE pour concevoir et réaliser le projet, avec des efforts particulièrement soutenus concernant la biodiversité.


Ces exigences issues de la Loi Nature de 1976, et renforcées depuis le Grenelle de l’environnement et les lois Grenelle 1 et 2, ont pour but :


d’éviter au maximum les impacts de la LGV sur l’environnement et la biodiversité 
de réduire par des mesures adaptées les impacts engendrés
de compenser les impacts résiduels  
 

Eviter : le choix d'un tracé de moindre impact environnemental    


La démarche générale d’évitement est le fruit d’un long processus de concertation, d’études environnementales et techniques mené par Réseau Ferré de France dès l’origine du projet puis complété par ERE.
 

Illustration-Trace_S.jpg
 

Le tracé de Ligne à Grande Vitesse Bretagne-Pays de la Loire se caractérise par une forme sinueuse manifeste qui résulte du travail d’évitement des impacts sur l’environnement. L'important travail d'ingénierie environnementale a permis de réduire au maximum les emprises du linéaire et d'éviter :
 

Toutes les zones classées Natura 2000 (sites naturels de grandes valeurs patrimoniales)
L'essentiel des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
 

Réduire
 

L’optimisation du projet par ERE durant l’année 2011 via des prospections détaillées sur site : inventaires naturalistes complémentaires, prospections géotechniques et archéologiques … a permis de réduire encore l’impact sur l’environnement, avec les bénéfices concrets suivants :
 

Au nord de Laval, le tracé a été légèrement décalé au Sud afin d’éviter l’extrémité Sud de l’unique ZNIEFF impactée par le tracé de la DUP, les "Carrières et four à chaux de Louverné" 
Le profil en long de la ligne a été optimisé de manière à limiter le mouvement des terres et limiter les excédents de matériaux. Ces derniers ont été réduits par rapport au projet initial, limitant d’autant les superficies nécessaires à ces dépôts.
La restauration de tous les cours d’eau, ruisseaux et rivières et la création de multiples passages adaptés à tout type de faune - en toute saison - ont permis la réduction de l'effet "barrière" de la ligne.
Des mesures d’adaptation du chantier ou de l’exploitation tant dans les méthodes constructives que dans le calendrier des opérations pour respecter les cycles biologiques par exemple.
 

OH1.png

Ouvrage hydraulique
 

La mise en œuvre de techniques de génie écologique

    

Compenser
 

En matière de biodiversité, la compensation constitue un vrai "projet dans le projet" :
 

Concernant les impacts sur des biens immobiliers ou des équipements
Concernant les impacts infligés à la biodiversité 
 

Le processus de compensation vise alors à réparer « en nature » des impacts résiduels infligés par l’infrastructure aux espèces animales et végétales, ainsi qu’aux milieux naturels. L’objectif est est de mettre en place des mesures permettant de « remplacer » les milieux naturels d’importance écologique détruits au cours du chantier, c'est la notion de non perte de biodiversité.
 

Dans le cadre de la LGV BPL, trois axes de travail structurants ont été identifiés en priorité :

 


 

Crapaud calamite_S.jpg   Pique prune_S.png   Pipistrelle de Kuhl 1_S.png

    Crapaud Calamite                             Pique Prune                               Pipistrelle de Kuhl

 

Les amphibiens qui sont dépendants de trois grands types de milieux : d’une part, des milieux humides comme milieu de reproduction, et d’autre part, des milieux forestiers et bocagers comme milieu d’hivernage et de gagnage (zone de nourrissage)
Les insectes saproxyliques (notamment le Pique-prune Osmoderma eremita et le Grand Capricorne Cerambyx cerdo) qui sont dépendants des milieux bocagers et des milieux forestie
Les chiroptères qui occupent diverses niches écologiques entre leur zone de chasse et leurs gîtes (gîtes d’hibernation, gîtes d’accouplement, gîtes de transit, sites de mise bas)
 

Ces trois axes de travail n’excluent en rien les actions de compensation au bénéfice des autres espèces : végétation, avifaune (oiseaux), mammifères terrestres et semi-aquatiques, ichtyofaune (poissons), reptiles, mollusques, autres insectes.

 

Mesures d'évitement, de réduction et de compensation