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Rapport annuel 2017 de suivi du swarming (MNE/Egis)

Le 03.10.2018

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Le site des Grottes de Saulges, en Mayenne est un complexe d’une vingtaine de cavités naturelles considéré comme un site d’importance national pour l’hibernation des chauves-souris. Des études menées entre 2008 et 2012 ont aussi révélé l’intérêt du site pour la période d’accouplement automnale dite de «swarming » durant laquelle les chauves-souris sont attirées, parcourant parfois jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres afin de s’accoupler. Ces sites ont un rôle primordial concernant le brassage génétique des populations. L’étude en cours concerne le suivi du swarming sur une période de 4 années (2 ans avant l’exploitation de la LGV-BPL passant à 2 km au sud des grottes, 2014 et 2015 ; et 2 années pendant l’exploitation, 2017 et 2018). Le protocole retenu est identique à une étude référence menée sur ce site en 2011, c’est à dire des séances de captures aux entrées des cavités auxquelles s’ajoutent des enregistrements ultrasonores pour mesurer l’activité dans le temps.

En 2017, le paysage aux alentours du cœur du site de Saulges a changé. Aux travaux liés au musée et au restaurant ont été associés des travaux d’abattage d’arbres, de mise en lumière, etc. Au-delà, des aménagements ont été réalisés en faveur des chauves-souris, avec l’ouverture du comble du Musée pour les chiroptères, et la mise en place d’une quinzaine de gîtes pour les chauves-souris. L’ouverture du musée de la Préhistoire, en mars 2017, a aussi induit une fréquentation accrue du public sur la zone d’étude.

Les résultats obtenus en 2014 (1ère année), étaient tout à fait similaires à l’année référence (2011) avec 258 chauves-souris capturées, de 14 espèces différentes. En 2015, seulement 136 individus ont été capturés de 12 espèces différentes. En 2017, 169 chauves-souris ont été capturées représentant 14 espèces, soit une diversité maximale au regard des inventaires de 2014. Cependant, les effectifs de 2017 sont en diminution par rapport à 2011 et 2014 mais semblent meilleurs que ceux relevés en 2015. La météo défavorable des mois de septembre 2015 et 2017 peut être une explication à cette chute d’effectifs.

Le nombre de site de capture a été assez important cette année avec 3 cavités étudiées en plus du site de référence, tout comme en 2014. Depuis 2011, 6 cavités ont fait l’objet de captures, dont 4 sur plusieurs années.

La poursuite de ce travail durant la dernière année 2018 permettra peut-être de comprendre si ces variations sont dues à des facteurs liés à la LGV et les travaux associés (rupture de connectivité...) ou à des facteurs indépendants de la LGV (météo...).

Visionner l'étude swarming 2017